Vous avez trouvé le bien. Le compromis approche. Reste le financement. Là, deux options : démarcher seul une dizaine de banques ou déléguer à un courtier. Le problème ? Entre les promesses marketing et la réalité du terrain, difficile de savoir à qui faire confiance. Pretto fait partie des acteurs qui revendiquent une transparence totale, mais comment évaluer objectivement un courtier avant de lui confier votre dossier ? Avec des taux moyens oscillant entre 3,10 % et 3,35 % en janvier 2026, chaque point négocié compte. Ce guide vous donne les critères concrets pour faire le bon choix.
L’essentiel pour choisir votre courtier en 30 secondes
- Vérifiez son immatriculation sur le registre ORIAS avant tout échange
- Demandez le nombre exact de banques partenaires et la liste consultée pour votre dossier
- Exigez une explication claire de sa rémunération par écrit
- Testez sa réactivité dès le premier contact (délai de réponse sous 48h = minimum)
- Privilégiez un courtier qui vous accompagne jusqu’à la signature notaire
Ce qu’un courtier fait vraiment (et ce qu’il ne fait pas)
Soyons clairs : un courtier n’est pas un magicien qui invente des taux. Son rôle ? Mettre en concurrence les banques pour obtenir des conditions que vous n’auriez pas eues seul. L’écart peut représenter 0,15 à 0,30 point de taux selon les profils que j’accompagne en Île-de-France. Sur un prêt de 250 000 € sur 20 ans, ça représente entre 4 500 € et 9 000 € d’économies.
Ce que le courtier fait concrètement : il monte votre dossier pour le rendre bancable, le soumet à plusieurs établissements simultanément, négocie les frais de dossier et l’assurance, puis vous présente les offres obtenues. Son pouvoir de négociation vient du volume de dossiers qu’il apporte aux banques.
Affirmation : Le courtier trouve toujours un meilleur taux que ma banque
Réalité : Pas systématiquement. Si vous êtes client historique de votre banque avec un profil irréprochable, elle peut s’aligner. Mais vous ne le saurez qu’après avoir comparé. L’intérêt du courtier reste la mise en concurrence, pas la garantie absolue du meilleur taux.

Ce qu’il ne fait pas : il ne remplace pas votre réflexion sur votre capacité d’endettement, il ne peut pas transformer un dossier fragile en dossier solide par magie, et il n’a aucun intérêt à vous faire emprunter au-delà de vos moyens (son commissionnement dépend de la finalisation du prêt, pas du montant).
Mon conseil ? N’hésitez pas à consulter votre banque après le courtier pour vérifier si elle peut s’aligner sur les offres obtenues. Un bon courtier ne s’en offusquera jamais.
Les 5 critères qui séparent un bon courtier d’un commercial
Franchement, n’importe qui peut se proclamer courtier avec un joli site web. La différence se joue sur des critères vérifiables. J’ai vu trop de dossiers bloqués par des intermédiaires peu scrupuleux pour ne pas insister là-dessus.
La transparence sur la rémunération
Premier point non négociable. Un courtier peut être rémunéré de trois façons : commission versée par la banque (généralement 0,5 % à 1 % du montant emprunté), honoraires facturés au client, ou un mix des deux. Selon les données du registre officiel ORIAS, plus de 35 000 intermédiaires en opérations de banque exercent en France. Tous n’ont pas les mêmes pratiques.
Ce que vous devez exiger : un document écrit détaillant le mode de rémunération avant toute signature de mandat. Si le courtier esquive cette question, partez.
Le réseau bancaire réel (pas celui annoncé)
L’erreur classique que je vois chez les primo-accédants : se fier au nombre de partenaires affiché sur le site. Ce qui compte, c’est le nombre de banques effectivement démarchées pour votre dossier spécifique. Un courtier peut revendiquer 100 partenaires mais n’en solliciter que 5 pour votre profil.
La question à poser : « Combien de banques allez-vous contacter pour mon dossier, et pouvez-vous m’envoyer la liste après l’avoir fait ? » Un courtier sérieux n’a aucune raison de refuser.
L’accompagnement jusqu’à la signature
Certains courtiers disparaissent après l’accord de principe. Problème : c’est entre l’accord et l’offre de prêt définitive que les complications surviennent. Conditions suspensives, délais de réflexion, négociation assurance emprunteur… Selon l’article L.113-14 du Code des assurances issu de la loi Lemoine, vous pouvez résilier votre assurance emprunteur à tout moment. Un bon courtier vous accompagne sur ce point jusqu’au déblocage des fonds.
3 signaux d’alerte qui doivent vous faire changer de courtier
- Refus de détailler sa rémunération par écrit avant signature du mandat
- Pression pour signer rapidement sans vous laisser le temps de réfléchir
- Absence de suivi écrit après chaque étape (pas de mail récapitulatif, pas de trace)
Les 8 questions à poser à votre courtier dès le premier RDV
-
Êtes-vous immatriculé ORIAS et puis-je vérifier votre numéro ?
-
Comment êtes-vous rémunéré et pouvez-vous me l’écrire ?
-
Combien de banques allez-vous réellement contacter pour mon dossier ?
-
Quel est votre délai moyen entre dépôt de dossier et accord de principe ?
-
M’accompagnez-vous sur la négociation de l’assurance emprunteur ?
-
Que se passe-t-il si aucune banque n’accepte mon dossier ?
-
Puis-je consulter ma banque en parallèle de votre démarche ?
-
Comment me tiendrez-vous informé de l’avancement (fréquence, canal) ?
Pretto : une approche transparente du courtage immobilier
Face à ces critères, comment se positionne un acteur comme Pretto ? L’un des reproches récurrents envers les courtiers traditionnels concerne l’opacité : on ne sait pas toujours quelles banques ont été consultées ni pourquoi telle offre a été retenue plutôt qu’une autre. Pretto a construit son modèle sur le principe inverse : « Tout ce qu’on sait, vous le savez. »

Concrètement, le fonctionnement repose sur un simulateur algorithmique qui compare les offres de 125 banques partenaires. Après une simulation en 3 minutes, un courtier spécialisé selon votre profil (primo-accédant, investisseur SCI, auto-entrepreneur) prend le relais pour affiner l’analyse et négocier. Pretto met à disposition 80 courtiers experts joignables 6 jours sur 7.
125 banques
Nombre de partenaires bancaires comparés par Pretto pour chaque dossier
L’accompagnement couvre l’ensemble du parcours : de la simulation initiale jusqu’au déblocage des fonds chez le notaire. Cette continuité évite le syndrome du « courtier fantôme » qui disparaît après l’accord de principe. La disponibilité annoncée (6j/7 par téléphone, email et SMS) permet de réagir rapidement aux demandes de pièces complémentaires des banques, souvent source de retard.
Ce modèle répond directement aux critères évoqués plus haut : transparence sur les offres, réseau bancaire large, suivi jusqu’à la signature. La promesse de partager toutes les offres reçues, et pas seulement celle recommandée, permet à l’emprunteur de comprendre pourquoi une option est privilégiée.
Courtier en ligne ou courtier de proximité : le bon choix selon votre profil
La question revient systématiquement. Voici ce que je réponds : ça dépend de vous, pas du courtier. Les deux modèles peuvent être excellents ou médiocres. Ce qui compte, c’est l’adéquation avec votre situation.
D’après le bilan de la Banque de France publié en février 2026, les ménages ont souscrit 146,5 milliards d’euros de crédit immobilier en 2025, soit une hausse de 33 % par rapport à 2024. Cette reprise du marché bénéficie en priorité aux primo-accédants, souvent les plus concernés par le choix d’un courtier.
Quel type de courtier pour votre situation ?
-
Vous êtes primo-accédant pressé (compromis signé, délai serré) :
Privilégiez un courtier en ligne avec simulateur rapide et réactivité garantie sous 48h. La digitalisation du processus accélère les échanges de documents.
-
Vous êtes investisseur expérimenté (SCI, locatif, plusieurs biens) :
Choisissez un courtier spécialisé en investissement locatif, capable de négocier les conditions spécifiques aux revenus fonciers et aux montages patrimoniaux.
-
Vous avez un profil atypique (auto-entrepreneur, revenus variables, intermittent) :
Orientez-vous vers un courtier habitué aux dossiers complexes, avec des partenariats bancaires incluant des établissements moins restrictifs sur les critères d’éligibilité.
-
Vous avez besoin d’être rassuré et préférez le contact humain :
Optez pour un courtier de proximité avec rendez-vous physiques. Le face-à-face facilite les explications détaillées et rassure sur les étapes à venir.
Un point souvent négligé : rien n’empêche de combiner les approches. Simulez en ligne pour obtenir une première estimation, puis rencontrez un courtier local si vous avez besoin d’échanger de vive voix. L’essentiel reste de vérifier les critères évoqués plus haut, quel que soit le canal.
| Critère | Courtier en ligne | Courtier de proximité |
|---|---|---|
|
Réactivité |
Généralement plus rapide (outils digitaux) | Variable selon disponibilité |
|
Réseau bancaire |
Souvent national (plus large) | Souvent régional (relations locales) |
|
Contact humain |
À distance (téléphone, visio) | Rendez-vous physiques possibles |
|
Profils complexes |
Dépend de la spécialisation | Dépend de l’expérience individuelle |
Vos questions sur le choix d’un courtier
Questions fréquentes sur les courtiers immobiliers
Le courtier est-il vraiment gratuit ?
Pas toujours. Certains courtiers sont rémunérés uniquement par les banques (commission sur le prêt signé), d’autres facturent des honoraires au client, d’autres combinent les deux. Exigez toujours un document écrit précisant le mode de rémunération avant de signer un mandat. « Gratuit » signifie souvent « pas de frais directs pour vous », mais le courtier est bien payé par la banque.
Puis-je consulter ma banque après avoir sollicité un courtier ?
Oui, absolument. Et c’est même recommandé. Un bon courtier ne s’en offusquera pas. Cela vous permet de vérifier si votre banque peut s’aligner sur les offres obtenues. Attention toutefois : si votre banque fait une offre après que le courtier lui a transmis votre dossier, le courtier peut légitimement réclamer sa commission.
Combien de temps prend un courtier pour obtenir une offre de prêt ?
Comptez entre 4 et 8 semaines en moyenne, du premier contact à l’offre de prêt définitive. Les délais varient selon la complexité de votre dossier et la réactivité des banques. Un accord de principe peut arriver en 2-3 semaines, mais l’offre éditée prend plus de temps. Ajoutez ensuite le délai légal de réflexion de 10 jours.
Un courtier en ligne est-il aussi efficace qu’un courtier physique ?
L’efficacité dépend du courtier, pas du canal. Un courtier en ligne peut disposer d’un réseau bancaire plus large (national), tandis qu’un courtier local aura parfois des relations privilégiées avec les agences régionales. Le critère décisif reste le nombre de banques réellement démarchées pour votre dossier et la qualité du suivi.
Comment vérifier qu’un courtier est fiable ?
Premier réflexe : vérifier son immatriculation sur le site orias.fr. Tout courtier en opérations de banque doit y figurer. Ensuite, consultez les avis clients sur des plateformes tierces (Google, Trustpilot) et demandez-lui de vous fournir par écrit son mode de rémunération. Un courtier qui refuse de répondre à ces questions simples n’est pas digne de confiance.
La prochaine étape pour vous
Vous disposez maintenant des critères concrets pour évaluer n’importe quel courtier. Reste à passer à l’action.
Votre plan d’action cette semaine
-
Faites une simulation en ligne chez 2-3 courtiers différents pour comparer les premières estimations
-
Vérifiez l’immatriculation ORIAS de chaque courtier envisagé
-
Lors du premier échange, posez les 8 questions de la checklist et notez les réponses
La différence entre un bon courtier et un mauvais ne se voit pas sur la plaquette commerciale. Elle se révèle dans les réponses à vos questions, la transparence sur la rémunération et la qualité du suivi après le premier contact. Pretto, comme d’autres acteurs sérieux du marché, joue la carte de la transparence. À vous de vérifier que les promesses se traduisent en actes dès le premier échange.
Précisions sur les taux et conditions 2026
- Les taux et conditions mentionnés sont indicatifs et varient selon votre profil emprunteur
- Le nombre de banques partenaires d’un courtier peut évoluer
- Les délais de traitement dépendent de la complexité de votre dossier et de la réactivité bancaire
Pour vérifier l’immatriculation d’un courtier : consultez le registre ORIAS (orias.fr).
